Les enfants de l’association Sourires d’Enfants

Orphelinat Sourires d’enfants au Burkina Faso.

Au Burkina Faso, la scolarité a un coût que beaucoup de familles ne peuvent supporter à cause de revenus très modestes et aléatoires.

Enfant avec une grande peluche, Sourires d'Enfants

Dans les familles où l’un des parents vient à disparaître les équilibres sociaux et financiers sont bouleversés. Sans protection sociale, le parent restant ne peut plus faire face aux obligations matérielles et bascule souvent et rapidement dans la précarité.
Ces enfants et ces familles ont besoin d’une aide.
Si un membre de la famille désire s’occuper de l’enfant (père, oncle, tante…), l’association travaille avec ce dernier pour qu’il puisse retrouver une activité, une source de revenus afin de préparer le retour dans des conditions décentes de l’enfant.

Les enfants accueillis pour certains, ce sont des enfants abandonnés dans la rue.

Ils nous sont confiés par les services de l’action sociale. Pour ces enfants-là, non seulement la famille n’est pas connue mais aussi leur nom et leur date de naissance. Une estimation, en lien avec le médecin qui travaille avec nous, est faite pour leur donner un âge. Nous leur choisissons un prénom. Le service de l’action sociale a en charge l’enquête visant à rechercher d’éventuels parents avant de déclarer l’enfant officiellement abandonné, de lui éditer un acte de naissance par le biais du tribunal et de lui constituer un dossier pour l’adoption.

Pour la plupart, ces enfants, âgés de 6 mois à 6 ans, sont orphelins de mère.

Ils nous sont confiés par la famille car il est quasiment impossible ici pour un homme seul d’élever un enfant en bas âge, le coût du lait est trop élevé et la prise en charge trop compliquée compte tenu des conditions de vie. Contrairement aux idées reçues, toutes les familles élargies africaines telles que les grands-parents, oncles, tantes, cousins,… ne peuvent pas s’engager tant financièrement que matériellement et affectivement pour élever le bébé ou le petit enfant de la personne décédée. De la notre intervention.

Vers l’âge de trois à six ans en fonction du cas des familles, lorsque les enfants seront plus grands, plus autonomes et en bonne santé, certains pourront rejoindre leur famille.

Avec l’aide d’une nouvelle association Française partenaire, nous avons pour projet de continuer à suivre certaines familles afin que l’enfant puisse être soigné, nourri et poursuivre sa scolarisé par la suite.
Grâce à la prise en charge globale que nous proposons à ces enfants, nous avons fait le constat que dès les deux premiers mois de leur accueil, avec des soins médicaux adaptés et à une alimentation équilibrée, que l’état de santé des enfants s’améliore rapidement. Non seulement il reprend du poids mais s’éveille au contact des nourrices et par mimétisme des autres enfants, se met à jouer, à parler et à marcher.

Quand nous avons repris l’orphelinat, aucun des enfants âgés de 18 à 24 mois ne marchait. Ils restaient couchés toute la journée et ne recevaient aucune stimulation. Aujourd’hui tous ces enfants vont bien. Ils ont rattrapés leur « retard » et sont, soit retournés dans leur famille, soit placés en adoption.

Sachant que la majorité des enfants retournera en famille, nous insistons auprès des familles pour qu’elles viennent régulièrement rendre visite aux enfants afin que le lien affectif soit entretenu durant leur séjour chez nous. Un contrat d’accueil est signé entre la famille, l’accueil Sourires d’Enfants représentée par la directrice de l’association et un représentant de l’action sociale.

 

Sourires d’Enfants

Missions de l’orphelinat 

CDSW