Historique de l’orphelinat

ORPHELINAT Sourires d’Enfants

Lors de son arrivée à Bobo-Dioulasso, à l’automne 2007, Sandrine veut consacrer une part de son temps libre à une pouponnière d’orphelins de Bobo gérée par une association… enfin « gérée » si l’on peut dire, car il s’avère rapidement que les fonds et les aides des associations françaises qui soutiennent financièrement la pouponnière sont bien mal utilisés ou même détournés par son « président », un personnage douteux.

Enfants en danger à sauver

Sandrine avec un enfant sur les genoux dans une voiture

L’état de santé des enfants est alors catastrophique, mal nourris, mal soignés, mal logés, mal développés, malgré la bonne volonté des sept nounous qui se relaient jour et nuit pour s’occuper des 14 bébés et enfants, quasi bénévolement.
De guerre lasse, les associations françaises mettent fin à leur soutien.
La situation des enfants est préoccupante.

Sandrine s’aperçoit qu’elle n’est pas la seule à s’inquiéter de l’état des bouts de choux. Elle rencontre d’autres personnes intéressés par l’urgence de se mobiliser pour sauver ces enfants.
On se réunit, on discute. On se mobilise. On ne veut pas en rester là. L’association « Demisèyèlè-Sourires d’enfants » est constituée. Puis aura pour but de créer et de gérer la pouponnière du même nom… et de rendre le sourire aux enfants. Des associations françaises  sont partantes dans ce nouveau projet.

Ministère de l’Action sociale  Burkina Faso

La justice et le ministère de l’action sociale burkinabé s’en mêle.
Le mardi 6 février 2008, le Tribunal de Grande Instance de Bobo-Dioulasso ordonne que les enfants soient remis sur le champ à « Demisèyèlè-Sourires d’enfants ».

A 18 heures du même jour, tout ce petit monde arrive dans la nouvelle maison d’accueil, située dans le quartier de Sarfalao à Bobo-Dioulasso. Trois chambres garnies de petits lits, un salon, une cuisine, salle d’eau avec toilette, une cour, l’eau courante. Une vraie maison.

Sandrine et les parents avec les bébés dans les bras

Action humanitaire

Mais il faut partir de zéro et acquérir literie, vêtements, jouets, batterie de cuisine, appareils de sécurité, réchaud.

Les enfants doivent reprendre du poil de la bête, un bilan médical complet (avec bilan sanguin) est fait pour chacun d’eux : vaccinations, dépistage du VIH, …

Il s’avère rapidement qu’il est nécessaire d’embaucher une cuisinière et un gardien, et s’assurer les services d’une lingère-ménagère. Afin que les nounous se consacrent entièrement aux enfants.

Des bénévoles se relaient chaque jour pour améliorer le développement des petits. Il est temps de rattraper le temps perdu.

 

Apprendre en s'amusant sur un tapis

Premier goûter à “Demisèyèlé”

 

Préparatifs…

Les enfants orphelins

Pour la plupart, ces enfants sont orphelins de mère. Ils sont confiés à Sourires d’Enfants par les pères parce qu’il leur est impossible d’élever un enfant en bas âge. La vie n’est pas facile pour tout le monde au Burkina Faso… A trois/quatre ans, lorsque les enfants seront plus grands, plus autonome et en bonne santé, ils pourront rejoindre leurs familles.

 

Centre d’enfants orphelins  à  Bobo- Dioulasso